Visiter l’Islande : 10 incontournables à faire et voir

Seljalandsfoss vue de derrière le rideau d’eau, la vallée verte au loin
Derrière la cascade de Seljalandsfoss. Photo : Diego Delso, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons.

Par Alexandre, fondateur d’Evadan

Publié le

Temps de lecture : 5 min

Le Cercle d’Or, les cascades du sud, la plage noire de Reynisfjara, les icebergs de Jökulsárlón, Mývatn et Snæfellsnes : les dix incontournables de l’Islande en été, avec les prix relevés.

En juin, l’Islande ne dort pas. Le soleil se couche à peine, et les cascades, les glaciers et les plages noires se visitent jusqu’à minuit passé.

C’est le moment de faire le tour de l’île : la Route 1 passe d’un paysage lunaire à l’autre, des geysers du Cercle d’Or aux icebergs de Jökulsárlón, des fumerolles de Mývatn aux falaises de Snæfellsnes. Voici les dix incontournables que nous retenons, avec les prix relevés en 2026 et ce qu’il faut savoir avant d’y aller.

1. Le Cercle d’Or, Þingvellir, Geysir et Gullfoss

La boucle la plus célèbre du pays commence à une heure de Reykjavik. À Þingvellir, on marche dans la faille entre les plaques nord-américaine et eurasienne. À Geysir, le geyser Strokkur jaillit toutes les 5 à 10 minutes. Gullfoss tombe en double saut dans son canyon. Seul le parking se paie, une dizaine d’euros ; le cratère de Kerið, sur la route, demande environ 5 €.

Ajoutez Brúarfoss : une cascade d’un bleu presque fluo, à l’écart des cars.

La cascade de Gullfoss tombant en double saut dans son canyon
Gullfoss, sur le Cercle d’Or. Photo : Diego Delso, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons.

2. Silfra, plonger entre deux continents

Dans le parc de Þingvellir, la faille de Silfra est le seul endroit au monde où l’on plonge entre deux plaques tectoniques. L’eau de fonte reste à 2-4 °C toute l’année et la visibilité dépasse souvent 100 m, à 18 m de profondeur au plus. Comptez environ 260 € la plongée, combinaison étanche obligatoire.

Prévoyez la preuve écrite de vos plongées en étanche : sans elle, les centres ne vous emmènent pas.

Plongeur en combinaison étanche dans la faille de Silfra
Dans la faille de Silfra.

3. Seljalandsfoss et Skógafoss, les cascades du sud

Sur la Route 1, deux géantes à une demi-heure l’une de l’autre. À Seljalandsfoss, le sentier passe derrière le rideau d’eau ; juste à côté, Gljúfrabúi se cache dans une faille. Skógafoss tombe de 60 m, et un escalier mène au point de vue en haut de la chute. Plus discrète, Kvernufoss attire peu de monde.

Ne ratez pas Gljúfrabúi, à quelques minutes à pied de Seljalandsfoss : on entre dans la faille pour la voir.

Skógafoss et un arc-en-ciel dans les embruns
Skógafoss, sur la côte sud. Photo : Jakub Hałun, CC BY 4.0, Wikimedia Commons.

4. Reynisfjara, la plage de sable noir

Près de Vík, Reynisfjara aligne sable noir, orgues basaltiques et vagues de l’Atlantique. Juste à l’ouest, les falaises de Dyrhólaey et leur arche abritent des macareux en été.

Restez loin de l’eau : à Reynisfjara, les vagues montent sans prévenir et ont déjà emporté des promeneurs.

Les orgues basaltiques de Reynisfjara au-dessus de la plage noire
Les orgues basaltiques de Reynisfjara. Photo : Bernd Thaller from Graz, Austria, CC BY 2.0, Wikimedia Commons.

5. Jökulsárlón et Diamond Beach, la lagune aux icebergs

Au pied du glacier, des icebergs dérivent dans la lagune avant de s’échouer sur le sable noir de Diamond Beach, et l’on y aperçoit parfois des phoques. Le bateau amphibie coûte environ 48 €, le zodiac, qui approche les blocs, environ 115 €. Le parking du parc national est à 1 000 couronnes.

Faites un détour par Fjallsárlón, à dix minutes : la même lagune, avec beaucoup moins de monde.

Icebergs flottant sur la lagune glaciaire de Jökulsárlón, kayaks au loin
La lagune de Jökulsárlón. Photo : Eric Kilby, CC BY-SA 2.0, Wikimedia Commons.

6. Skaftafell et Svartifoss

Dans le parc du Vatnajökull, Svartifoss tombe entre des colonnes de basalte noir, au bout de 45 minutes de marche. C’est aussi le point de départ des randonnées sur glacier, crampons et guide obligatoires.

La cascade de Svartifoss entre des colonnes de basalte noir
Svartifoss, dans le parc du Vatnajökull. Photo : Andreas Tille, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons.

7. Mývatn et Hverir, le nord volcanique

Autour du lac Mývatn, le nord montre son visage volcanique : le paysage lunaire de Hverir, ses boues bouillantes et ses fumerolles, le cratère noir de Hverfjall et sa vue sur le lac, les champs de lave de Dimmuborgir et la grotte à l’eau bleue de Grjótagjá. Pour se réchauffer, les bains naturels de Mývatn, sans la foule du Blue Lagoon.

Une fumerolle dans la zone géothermique de Hverir, près de Mývatn
Une fumerolle à Hverir. Photo : Joe deSousa, CC0, Wikimedia Commons.

8. Húsavík, Goðafoss et Dettifoss

Húsavík, petit port aux maisons colorées, est la capitale islandaise des baleines : comptez environ 90 € la sortie en mer. Sur la route, Goðafoss dessine un fer à cheval, et Dettifoss, la plus puissante cascade d’Europe, se rejoint par la route 862.

Embarquez le matin à Húsavík, puis gardez l’après-midi pour Dettifoss : les deux tiennent dans la même journée.

Bateaux de pêche dans le port coloré de Húsavík
Le port de Húsavík. Photo : Hansueli Krapf, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons.

9. Snæfellsnes et Kirkjufell

La péninsule de Snæfellsnes condense l’Islande en une journée : Kirkjufell, la montagne la plus iconique du pays, les arches et falaises d’Arnarstapi, la plage de galets noirs de Djúpalónssandur, la petite église noire de Búðir et les phoques de Ytri Tunga, sous le glacier du Snæfellsjökull. Un kayak au pied de Kirkjufell coûte environ 100 €.

Le mont Kirkjufell et la cascade de Kirkjufellsfoss
Kirkjufell et sa cascade. Photo : Steven Diaz, CC0, Wikimedia Commons.

10. Reykjavik, la capitale à taille humaine

Montez au sommet de Hallgrímskirkja pour la meilleure vue sur la ville, descendez la rue arc-en-ciel de Skólavörðustígur, puis longez la mer jusqu’au Voyageur du Soleil, au coucher du soleil. Le Blue Lagoon, à 45 minutes, coûte de 70 à 100 € selon le jour et se réserve à l’avance ; le Sky Lagoon, bassin face à l’océan, est plus proche.

Reykjavik vue du sommet de l’église Hallgrímskirkja
Reykjavik vue de Hallgrímskirkja. Photo : Jakub Hałun, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons.

Questions pratiques

Quand partir ?

De juin à août pour le soleil de minuit : autour du 21 juin, Reykjavik a près de 21 heures de jour, et les macareux sont là de mai à la mi-août. De septembre à mars pour les aurores boréales.

Y aller

L’aéroport de Keflavík est à 3 h 30 de Paris en vol direct. L’Islande vit à l’heure GMT toute l’année : deux heures de moins qu’à Paris en été. Les citoyens de l’Union européenne entrent avec leur carte d’identité.

Se déplacer

En voiture. La Route 1 fait le tour de l’île en 1 320 km environ ; une voiture de tourisme suffit l’été. Les pistes des Hautes Terres, les routes F, exigent un 4x4.

Budget

Comptez de 50 à 80 € par jour pour la location de voiture, environ 2,50 € le litre d’essence, de 100 à 150 € la nuit en guesthouse et de 40 à 60 € un dîner au restaurant.

Questions fréquentes

Combien de jours faut-il pour visiter l’Islande ?

Une semaine au minimum pour faire le tour par la Route 1, de 10 à 14 jours pour le faire sans courir.

Peut-on voir des aurores boréales en juin ?

Non : la nuit ne tombe pas assez. Les aurores se voient de septembre à mars, par ciel dégagé.

Quand voir les macareux ?

De mai à la mi-août, à Dyrhólaey ou sur les falaises de Látrabjarg, dans les fjords de l’Ouest.

Faut-il un 4x4 ?

Pas pour la Route 1 en été. Il devient obligatoire sur les pistes F des Hautes Terres, comme celle de Landmannalaugar.

Combien coûte le Blue Lagoon ?

De 70 à 100 € environ selon le jour, à réserver à l’avance.

Crédits photos

Écrit par

Alexandre, fondateur d’Evadan

Alexandre prépare ses voyages lui-même depuis toujours, pays après pays, adresse par adresse. Ses cartes Google Maps ont circulé chez des milliers de personnes : Evadan en est la version aboutie.

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