Internet au Japon : roaming, SIM de l'aéroport ou eSIM
Chez Orange, un mégaoctet hors Europe coûte 13,31 €. Voici ce que coûtent vraiment les trois façons d'avoir Internet au Japon, et ce que nous venons d'ouvrir chez Evadan.
Par Evadan··6 min de lecture

L'avion s'est posé à Narita, le téléphone cherche un réseau, et la première décision du voyage est déjà une décision d'argent. Trois solutions existent pour avoir Internet au Japon. Pour le même usage, l'écart entre la plus chère et la moins chère se compte en centaines d'euros.
Le Japon, le pays où le téléphone sert le plus
Nulle part ailleurs un voyageur n'a autant besoin de son écran. La gare de Shinjuku compte plus de deux cents sorties et vous chercherez la vôtre sur Google Maps. Les correspondances de trains se calculent dans une application, pas sur un panneau. Les menus des izakaya se lisent à l'appareil photo, en traduction instantanée. Votre carte Suica vit dans votre téléphone et se recharge en ligne. Et la plupart des petits restaurants n'ont pas de wifi.
Un voyage au Japon sans données mobiles n'est pas un voyage plus simple. C'est un voyage deux fois plus long, où l'on passe ses journées à chercher un réseau.
Garder son forfait : 13,31 € le mégaoctet
Dans l'Union européenne, votre forfait vous suit et les gigas sont décomptés comme en France. Le Japon, lui, est dans ce que les opérateurs appellent le « reste du monde ».
Le chiffre est public. Sur sa page de tarifs internationaux, Orange affiche pour cette zone 13,31 € le mégaoctet, facturés par palier de 10 Ko. Une seule photo envoyée sur WhatsApp, et vous y êtes déjà.
Les opérateurs ont posé un garde-fou, parce que les factures devenaient intenables. Chez Orange, l'offre Connexion 24h s'enclenche toute seule à la première connexion hors Europe et plafonne la journée à 8,99 €. Bonne nouvelle pour la facture catastrophe, mauvaise arithmétique pour un vrai voyage : quinze jours au Japon où vous touchez à Internet chaque jour, cela fait 134,85 €. Pour le même séjour, 20 Go coûtent 15,60 € chez nous.
Un détail qui compte, même quand vous achetez autre chose sur place : coupez les données mobiles de votre ligne française une fois arrivé. Sinon le téléphone y revient tout seul dès que l'autre connexion faiblit, et c'est précisément là que la facture se fabrique.
La carte SIM du comptoir d'arrivée : la plus chère, et ce n'est pas un hasard

Le comptoir est à dix mètres du tapis à bagages. Vous venez d'atterrir, vous n'avez pas de réseau, vous ne connaissez pas les prix du pays, et vous n'avez aucun moyen de comparer. C'est la définition d'un client captif, et c'est exactement là que se trouve le stand.
Le même opérateur vend le même forfait moins cher dans une boutique de centre-ville, et souvent moins cher encore sur son propre site. À l'aéroport, vous ne payez pas seulement des gigas : vous payez un des emplacements commerciaux les plus chers du pays, et vous le payez au moment précis où vous ne pouvez pas dire non.
Ajoutez le reste : la file d'attente après douze heures de vol, le passeport à photocopier, le tiroir minuscule à ouvrir avec un trombone, la SIM française rangée dans une poche dont vous ne vous souviendrez plus, et un numéro local que personne de vos proches ne connaît.
L'eSIM : la même chose, sans la carte
Une eSIM est une carte SIM logicielle, déjà soudée dans votre téléphone. Au lieu d'insérer un morceau de plastique, vous téléchargez un profil. Tous les iPhone depuis le XS et la plupart des Android récents savent le faire. Deux conditions seulement : un appareil compatible, et un appareil non bloqué par un opérateur.
Ce que ça change : vous l'installez chez vous, la veille, sur votre wifi. Votre ligne française reste active pour recevoir vos SMS et vos appels, pendant que les données passent par le forfait japonais. Vous gardez votre numéro et vous avez du réseau en sortant de l'avion, sans avoir parlé à personne.
Ce que nous venons d'ouvrir : Evadan eSIM

Evadan eSIM est en ligne : plus de 200 destinations, des réseaux locaux, des prix affichés en euros, et un achat qui se fait dans l'application ou sur le site, sans créer de compte ailleurs.
Le Japon, en forfaits de 30 jours, prix relevés le 30 septembre 2026 sur les sites des quatre opérateurs :
5 Go : 5,20 € chez nous, 9,99 € chez Saily, 10,00 € chez Airalo
10 Go : 9,00 € chez nous, 15,99 € chez Saily, 16,50 € chez Airalo
20 Go : 15,60 € chez nous, 21,99 € chez Saily, 23,00 € chez Airalo
Holafly ne vend pas de forfait en gigas : 68,90 € les 30 jours en illimité
Nous avons pris une décision simple : nous positionner sous le marché, sans rien retirer au service. Même réseau, NTT docomo et Rakuten Mobile en 5G, même grossiste, même qualité de couverture. Ce que nous ne finançons pas, c'est le reste : pas de budget publicitaire à amortir sur chaque forfait, pas de programme de cashback à faire tourner, pas d'intermédiaire entre le catalogue et vous. La différence de prix ne vient pas d'un réseau au rabais, elle vient de ce que nous n'ajoutons pas.
À quoi ça ressemble dans l'application

Une carte par destination. Elle arrive avec le forfait acheté, l'opérateur et la durée de validité.
Surtout, le compteur ne démarre pas à l'achat. Le forfait s'ouvre tout seul à la première connexion au réseau japonais : vous pouvez installer la carte une semaine avant le départ, tranquillement chez vous, sans perdre un jour de validité. Vous sortez de l'avion, le téléphone accroche, ça marche.
Ensuite, l'anneau descend : ce qu'il vous reste, en gigas et en jours, sans ouvrir un site tiers. Quand le compteur baisse trop vite, un bouton rachète un forfait sur la même carte.
Les quatre erreurs qui reviennent le plus
Acheter trop tard. Le comptoir de l'aéroport est le pire moment pour décider. L'eSIM s'installe la veille, au calme, sur le wifi de la maison.
Oublier sa ligne principale. L'eSIM gère les données, votre ligne française garde les appels et les SMS. Si vous laissez ses données mobiles allumées, elle continue de facturer au tarif que vous avez lu plus haut.
Croire qu'on obtient un numéro local. Ces forfaits sont des forfaits de données. WhatsApp, Signal, LINE et les appels wifi fonctionnent ; un appel classique vers un numéro japonais, non.
Acheter pour un téléphone bloqué. Un appareil encore verrouillé par un opérateur refusera le profil. La vérification prend trente secondes dans les réglages, et elle se fait avant de payer.
Pour voir les prix de votre destination
Les tarifs sont publics et ne demandent pas de compte : evadan.com/esim.
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