La côte sud de l’Islande : 10 arrêts, de Seljalandsfoss au lagon de Jökulsárlón

Blocs de glace sur le sable noir de Diamond Beach, les vagues en pose longue
Diamond Beach, près de Jökulsárlón. Photo : Giuseppe Milo, CC BY 3.0, Wikimedia Commons.

Par Alexandre, fondateur d’Evadan

Publié le

Temps de lecture : 4 min

Cascades, glacier, plage noire, canyon et icebergs : les dix arrêts de la côte sud de l’Islande dans l’ordre de la route, avec les temps de trajet, les prix et nos adresses.

La côte sud de l’Islande ne se traverse pas en une journée. Entre Seljalandsfoss et Jökulsárlón, il y a moins de 300 km, mais chaque virage cache une cascade, une plage noire ou une langue de glacier : comptez deux à trois jours.

Voici les dix arrêts que nous retenons, dans l’ordre de la route en venant de Reykjavik, avec les prix relevés en 2026 et nos adresses pour dormir et manger. Pour le tour complet de l’île, voyez notre road trip de 10 jours.

1. Seljalandsfoss et Gljúfrabúi

La première grande cascade de la Route 1, à 2 h environ de Reykjavik. Le sentier passe derrière le rideau d’eau : prévoyez une veste imperméable. À quelques minutes à pied, Gljúfrabúi se cache dans une faille, où l’on se faufile pour la voir.

Vue depuis l’arrière de la cascade de Seljalandsfoss
Derrière Seljalandsfoss. Photo : Diego Delso, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons.

2. Skógafoss et Kvernufoss

Skógafoss tombe de 60 m ; un escalier grimpe jusqu’au point de vue au sommet de la chute. Un peu plus loin, Kvernufoss, cachée au fond d’une gorge, ne voit passer que peu de monde.

Montez l’escalier jusqu’en haut : au-delà du point de vue, le sentier remonte la rivière de cascade en cascade.

La cascade de Skógafoss entre deux versants verts
Skógafoss. Photo : Jakub Hałun, CC BY 4.0, Wikimedia Commons.

3. Sólheimajökull, marcher sur un glacier

Une langue du glacier Mýrdalsjökull descend presque jusqu’à la route. On ne s’y aventure qu’avec un guide, crampons aux pieds : la randonnée guidée dure environ trois heures, et l’escalade sur glace se pratique au même endroit.

La langue du glacier Sólheimajökull et son lac de fonte
Le glacier Sólheimajökull. Photo : Netha Hussain, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons.

4. L’épave de Sólheimasandur

Sur la plage noire, la carcasse d’un avion abandonné attire les photographes. Il faut le mériter : la marche aller-retour est longue, sur un terrain plat et sans abri.

5. Dyrhólaey, l’arche et les macareux

Ce promontoire domine la côte : une arche de roche plantée dans la mer, des falaises et, de mai à la mi-août, des colonies de macareux au bord du vide. La vue porte sur toute la plage de Reynisfjara.

L’arche de Dyrhólaey au-dessus de l’océan
L’arche de Dyrhólaey. Photo : Diego Delso, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons.
Deux macareux moines sur l’herbe au bord de la falaise de Dyrhólaey
Des macareux à Dyrhólaey. Photo : Jakub Hałun, CC BY 4.0, Wikimedia Commons.

6. Reynisfjara, la plage de sable noir

Le sable noir, les orgues basaltiques et, au large, les aiguilles de Reynisdrangar : Reynisfjara est la plage la plus photographiée du pays.

Restez loin de l’eau : les vagues montent sans prévenir et ont déjà emporté des promeneurs.

La plage noire de Reynisfjara et les aiguilles de Reynisdrangar
Reynisfjara et les aiguilles de Reynisdrangar. Photo : Frerk Meyer from Buchholz in der Nordheide, Niedersachsen, CC BY-SA 2.0, Wikimedia Commons.

7. Vík et Hjörleifshöfði

Le petit village de Vík est l’étape du soir : montez à son église, sur la colline, pour la vue sur la mer. À l’est, la colline isolée de Hjörleifshöfði se dresse au milieu du sable noir, avec sa grotte, loin des groupes. Pour dîner, le Black Crust Pizzeria ou The Soup Company, autour de 40 €.

8. Fjaðrárgljúfur, le canyon

Un canyon sinueux de 100 m de profondeur, tapissé de mousse, que l’on longe par un sentier en surplomb. C’est l’un des arrêts les plus spectaculaires de la côte, et l’un des plus courts à visiter.

Le canyon de Fjaðrárgljúfur vu depuis le sentier en surplomb
Le canyon de Fjaðrárgljúfur. Photo : pjt56, CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons.

9. Skaftafell, Svartifoss et Múlagljúfur

Dans le parc du Vatnajökull, 45 minutes de marche mènent à Svartifoss et à ses colonnes de basalte noir. Plus à l’est, le canyon de Múlagljúfur offre cascades et vue sur le glacier.

La cascade de Svartifoss et ses colonnes de basalte, en été
Svartifoss, dans le parc de Skaftafell. Photo : Martin Falbisoner, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons.

10. Fjallsárlón, Jökulsárlón et Diamond Beach

Le bouquet final, à 3 h de route de Vík. Fjallsárlón d’abord, la petite lagune où l’on est souvent seul, puis Jökulsárlón et ses icebergs, où l’on voit parfois des phoques, et Diamond Beach, où la glace s’échoue sur le sable noir. Le bateau amphibie coûte environ 48 €, le zodiac environ 115 € ; le parking du parc national est à 1 000 couronnes.

Allez à Diamond Beach en fin de journée : la lumière rasante fait briller la glace sur le sable.

Icebergs sur la lagune de Jökulsárlón
La lagune de Jökulsárlón. Photo : Eric Kilby, CC BY-SA 2.0, Wikimedia Commons.

Questions pratiques

Combien de temps ?

Deux jours au minimum, trois pour ajouter le glacier ou la grotte de glace. Comptez 2 h 30 de route du Cercle d’Or à Vík, puis 3 h de Vík à Jökulsárlón, sans les arrêts.

Où dormir ?

À Vík, l’Hótel Búrfell, autour de 100 € la nuit. Près de Jökulsárlón, la ferme de Lækjarhús, autour de 70 €. Réservez tôt en été.

Où manger ?

À Vík, le Black Crust Pizzeria et The Soup Company ; près de la lagune, le restaurant du Hali Country Hotel ; à Höfn, le Pakkhús. Comptez environ 40 € le dîner.

Une activité pour sortir du lot ?

La grotte de glace de Katla, en super jeep depuis Vík, environ 180 €.

Questions fréquentes

Peut-on faire la côte sud en une journée depuis Reykjavik ?

Jusqu’à Vík, oui, en partant tôt. Jusqu’à Jökulsárlón, non : prévoyez au moins une nuit sur place.

Quand voir les macareux à Dyrhólaey ?

De mai à la mi-août, tôt le matin ou en soirée.

Faut-il un guide pour le glacier ?

Oui, toujours : crampons et guide sont obligatoires pour marcher sur la glace.

Crédits photos

Écrit par

Alexandre, fondateur d’Evadan

Alexandre prépare ses voyages lui-même depuis toujours, pays après pays, adresse par adresse. Ses cartes Google Maps ont circulé chez des milliers de personnes : Evadan en est la version aboutie.

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